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L’agrégation (ou summarization)

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L'expansion d'Internet a entraîné l'augmentation de la taille des tables de routage sur de nombreux routeurs, notamment les routeurs des fournisseurs d’accès à Internet.

Pour alléger de manière considérable ces tables de routage, une solution permettant d’agréger plusieurs routes en une seule a dû être mise en place : c’est le principe du CIDR (Classless Inter- Domain Routing).

Pour ce faire, une comparaison binaire de l’ensemble des adresses à agréger est nécessaire. Il faut en effet arriver à déterminer les bits de la partie réseau qui sont en commun dans toutes ces adresses et mettre à zéro tous les bits restant.

De cette manière une délimitation entre la partie réseau commune et le reste de l’adresse sera effectuée. Celle-ci permettra de déterminer l’adresse agrégée ainsi que le nouveau masque de sous réseau à utiliser.

L’exemple suivant illustre l’utilisation d’une agrégation de quatre adresses réseaux en une seule adresse. Il faut en effet agréger les 4 réseaux ci-dessous :

· 10.3.4.0 255.255.255.0 (ou /24)
· 10.3.5.0 255.255.255.0 (ou /24)
· 10.3.6.0 255.255.255.0 (ou /24)
· 10.3.7.0 255.255.255.0 (ou /24)

Processus d’agrégation (ou summarization) de routes en une seule :


Routage entre VLAN ( L'inter Vlan )

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Un LAN virtuel est un ensemble logique d’unités ou d’utilisateurs qui peuvent être regroupés par fonction, par service ou par application, quel que soit leur emplacement physique. 



La configuration d’un LAN virtuel est effectuée au niveau du commutateur par le biais d’un logiciel. La mise en œuvre de VLAN simultanés peut nécessiter l’utilisation d’un logiciel spécial fourni par le fabricant du commutateur. Le regroupement de ports et d’utilisateurs en communautés d’intérêt, appelées organisations VLAN, peut être réalisé par l’utilisation d’un seul commutateur ou de manière plus efficace sur des commutateurs connectés au sein de l’entreprise. En regroupant les ports et les utilisateurs de multiples commutateurs, les LAN virtuels peuvent s’étendre aux infrastructures d’un immeuble ou à des immeubles interconnectés. Les VLAN participent à l’utilisation efficace de la bande passante, car ils partagent le même domaine de broadcast ou réseau de couche 3. Les VLAN optimisent l'utilisation de la bande passante. Les VLAN se disputent la même bande passante, bien que les besoins en bande passante varient considérablement selon le groupe de travail ou le service. Voici quelques remarques sur la configuration d’un VLAN: 
  • Un commutateur crée un domaine de broadcast. 
  • Les LAN virtuels aident à gérer les domaines de broadcast. 
  • Les LAN virtuels peuvent être définis sur des groupes de ports, des utilisateurs ou des protocoles. 
  • Les commutateurs LAN et le logiciel d’administration réseau fournissent un mécanisme permettant de créer des VLAN. 
Les VLAN aident à contrôler la taille des domaines de broadcast et à localiser le trafic. Les VLAN sont associés à des réseaux individuels. Ainsi, les unités réseau dans des VLAN différents ne peuvent pas communiquer directement sans l’intervention d’une unité de routage de couche 3. 

Lorsqu’un nœud d’un VLAN doit communiquer avec un nœud d’un autre VLAN, un routeur est nécessaire pour acheminer le trafic entre les VLAN. Sans unité de routage, le trafic entre VLAN est impossible.

1.Introduction au routage entre VLAN

Lorsqu’un hôte d’un domaine de broadcast souhaite communiquer avec un hôte d’un autre domaine de broadcast, un routeur doit être utilisé. 



Le port 1 d’un commutateur fait partie du VLAN 1 et le port 2, du VLAN 200. Si tous les ports de commutateur faisaient partie du VLAN 1, les hôtes connectés à ces ports pourraient communiquer. Dans ce cas, néanmoins, les ports appartiennent à des VLAN différents, le VLAN 1 et le VLAN 200.



Un routeur doit être utilisé pour que les hôtes des différents VLAN communiquent. 

Le principal avantage du routage est sa faculté à faciliter les échanges sur les réseaux, notamment sur les grands réseaux. Bien que l’Internet en soit l’exemple le plus flagrant, cela est vrai pour tout type de réseau, et notamment pour un grand backbone de campus. Étant donné que les routeurs empêchent la propagation des broadcasts et utilisent des algorithmes de transmission plus intelligents que les ponts et les commutateurs, ils permettent d’utiliser plus efficacement la bande passante. En même temps, ils permettent une sélection de chemin optimale et flexible. Par exemple, il est très facile de mettre en œuvre l’équilibrage de charge sur plusieurs chemins dans la plupart des réseaux lors du routage. D’un autre côté, l’équilibrage de charge de couche 2 peut être très difficile à concevoir, à mettre en œuvre et à mettre à jour. 

Lorsqu’un VLAN s’étend sur plusieurs équipements, une agrégation est utilisée pour interconnecter les équipements. L’agrégation transporte le trafic de plusieurs VLAN. Par exemple, une agrégation peut connecter un commutateur à un autre commutateur, au routeur entre les VLAN ou à un serveur avec une carte NIC spéciale utilisée pour prendre en charge les agrégations. 

N’oubliez pas que quand un hôte d’un VLAN veut communiquer avec un hôte d’un autre VLAN, un routeur est nécessaire.

2.Interfaces physiques et logiques

Dans une situation traditionnelle, un réseau avec quatre VLAN nécessite quatre connexions physiques entre le commutateur et le routeur externe. 

Avec l’arrivée de technologies comme ISL (Inter-Switch Link), les concepteurs de réseau ont commencé à utiliser des liens multi-VLAN pour connecter des routeurs à des commutateurs. Bien que les technologies d’agrégation comme ISL, 802.1Q, 802.10 ou LANE (émulation LAN) puissent être utilisées, les approches basées sur Ethernet comme ISL et 802.1Q sont plus fréquentes. 

Le protocole Cisco ISL ainsi que la norme IEEE multifournisseur 802.1Q sont utilisés pour réunir des VLAN en une agrégation sur des liaisons Fast Ethernet. 

La ligne continue dans l’exemple fait référence à la liaison physique unique entre le commutateur Catalyst et le routeur. Il s’agit de l’interface physique qui connecte le routeur au commutateur. 

Lorsque le nombre de VLAN augmente sur un réseau, l’approche physique consistant à utiliser une interface de routeur par VLAN devient vite limitée en termes d’évolutivité. Les réseaux contenant de nombreux VLAN doivent utiliser le mécanisme d’agrégation de VLAN pour affecter plusieurs VLAN à une interface de routeur unique. 

Les lignes en pointillé dans l’exemple correspondent aux liaisons logiques qui fonctionnent sur cette liaison physique par le biais de sous-interfaces. Le routeur peut prendre en charge de nombreuses interfaces logiques sur des liaisons physiques individuelles. Par exemple, l'interface Fast Ethernet FastEthernet 1/0 pourrait supporter trois interfaces virtuelles s'appelant FastEthernet 1/0.1, 1/0.2 et 1/0.3. 

Le principal avantage de l'utilisation d'un lien multi-VLAN est la réduction du nombre de ports de routeur et de commutateur utilisés. Cela permet non seulement de réaliser une économie financière, mais peut également réduire la complexité de la configuration. Par conséquent, l’approche qui consiste à relier des routeurs par une agrégation peut évoluer vers un plus grand nombre de VLAN qu’une conception basée sur une liaison par VLAN.


3.Séparation des interfaces physiques en sous-interfaces 

Une sous-interface est une interface logique au sein d’une interface physique, telle que l’interface Fast Ethernet d’un routeur. 



Plusieurs sous-interfaces peuvent coexister sur une seule interface physique. 

Chaque sous-interface prend en charge un VLAN et dispose d’une adresse IP affectée. Pour que plusieurs unités d’un même VLAN communiquent, les adresses IP de toutes les sous-interfaces maillées doivent être sur le même réseau ou sous-réseau. Par exemple, si la sous-interface FastEthernet 0/0.1 a l’adresse IP 192.168.1.1, alors 192.168.1.2, 192.168.1.3 et 192.1.1.4 sont les adresses IP des unités connectées à la sous-interface FastEthernet0/0.1. 

Pour le routage entre VLAN avec sous-interfaces, une sous-interface doit être créée pour chaque VLAN. 



La section suivante évoque les commandes nécessaires à la création de sous-interfaces et à l’application d’un protocole d’agrégation et d’une adresse IP à chaque sous-interface.


4.Configuration du routage entre des VLAN 

Cette section présente les commandes nécessaires pour configurer un routage inter-VLAN entre un routeur et un commutateur. Avant de mettre en œuvre ces commandes, il est nécessaire de vérifier sur chaque routeur et commutateur le type d’encapsulation VLAN pris en charge. Les commutateurs Catalyst 2950 acceptent les agrégations 802.1Q depuis le lancement de la plate-forme logicielle Cisco IOS version 12.0(5.2)WC(1), mais ils ne prennent pas en charge les agrégations ISL (Inter-Switch Link). Pour que le routage entre VLAN fonctionne correctement, tous les routeurs et commutateurs concernés doivent accepter la même encapsulation. 

Sur un routeur, une interface peut être logiquement divisée en plusieurs sous-interfaces virtuelles. Les sous-interfaces fournissent une solution flexible pour le routage de plusieurs flux de données via une interface physique unique. Pour définir des sous-interfaces sur une interface physique, effectuez les tâches suivantes: 
  • Identifiez l’interface. 
  • Définissez l’encapsulation VLAN. 
  • Attribuez une adresse IP à l’interface. 
Pour identifier l’interface, utilisez la commande interface en mode de configuration globale. 
Router(config)#interface fastethernet numéro-port. numéro-sous-interface 

La variable numéro-port identifie l’interface physique tandis que la variable numéro-sous-interface identifie l’interface virtuelle. 

Le routeur doit être capable de communiquer avec le commutateur à l’aide d’un protocole d’agrégation standardisé. Cela signifie que les deux unités interconnectées doivent se comprendre mutuellement. Dans l’exemple, 802.1Q est utilisé. Pour définir l’encapsulation VLAN, saisissez la commande encapsulation en mode de configuration d’interface. 
Router(config-subif)#encapsulation dot1Qnuméro-vlan 

La variable numéro-vlan identifie le VLAN pour lequel la sous-interface achemine le trafic. Un ID de VLAN est ajouté à la trame uniquement lorsque celle-ci est destinée à un réseau non local. Chaque paquet VLAN transporte l’ID du VLAN dans son en-tête. 

Pour affecter l’adresse IP à la sous-interface, entrez la commande suivante en mode de configuration d’interface. 
Router(config-subif)#ip addressadresse-ip masque-sous-réseau 

Les variables adresse-ip et masque-sous-réseau correspondent au masque et à l’adresse réseau sur 32 bits de l’interface. 

Dans l’exemple, le routeur a trois sous-interfaces configurées sur l’interface Fast Ethernet 0/0. Ces trois sous-interfaces sont identifiées par 0/0.1, 0/0.2 et 0/0.3. Toutes les interfaces sont encapsulées pour 802.1Q. L’interface 0/0.1 achemine les paquets du VLAN 1, tandis que l’interface 0/0.2 achemine les paquets du VLAN 20 et l’interface 0/0.3, ceux du VLAN 30.

Les VLAN ( LAN virtuel )

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Un LAN virtuel (ou VLAN) est un groupe de services réseau qui ne sont pas limités à un segment physique ou à un commutateur LAN. 



Les VLAN segmentent les réseaux commutés de manière logique sur la base des fonctions, des équipes de projet ou des applications de l’entreprise, quel que soit l’emplacement physique ou les connexions au réseau. L’ensemble des stations de travail et des serveurs utilisés par un groupe de travail partagent le même VLAN, indépendamment de l’emplacement ou de la connexion physique. 

La configuration ou la reconfiguration des VLAN est effectuée par l’intermédiaire d’un logiciel. La configuration d’un VLAN ne nécessite pas de connecter ou de déplacer physiquement des câbles et des équipements. 

La communication d’une station de travail appartenant à un groupe VLAN est limitée aux serveurs de fichiers de ce groupe. Les LAN virtuels segmentent logiquement le réseau en différents domaines de broadcast, afin que les paquets soient commutés uniquement entre les ports d’un même VLAN. Les VLAN sont composés d’ordinateurs hôte ou d’équipements réseau connectés par un même domaine de pontage. Le domaine de pontage est pris en charge sur différents équipements de réseau. Les commutateurs LAN utilisent des protocoles de pontage avec un groupe de ponts distinct pour chaque VLAN. 

Les VLAN sont créés pour fournir des services de segmentation habituellement fournis par les routeurs physiques dans les configurations LAN. Les VLAN répondent aux problèmes d’évolutivité, de sécurité et de gestion des réseaux. Les routeurs dans les topologies VLAN offrent des services de filtrage des broadcasts, de sécurité et de gestion du flux du trafic. Les commutateurs ne peuvent pas acheminer de paquets entre des VLAN par le biais de ponts, car cela pourrait violer l’intégrité du domaine de broadcast VLAN. Le trafic doit uniquement être routé entre les VLAN.

1. Domaines de broadcast avec VLAN et routeurs 
Un VLAN est un domaine de broadcast créé par un ou plusieurs commutateurs.

2. Fonctionnement d’un VLAN 
Chaque port de commutateur peut être attribué à un LAN virtuel différent. Les ports affectés au même LAN virtuel partagent les broadcasts. Les ports qui n’appartiennent pas à ce LAN virtuel ne partagent pas ces broadcasts. Cela améliore les performances globales du réseau. 

Les VLAN statiques sont dits «axés sur le port». Lorsqu'un équipement accède au réseau, il adopte automatiquement le VLAN d'appartenance du port auquel il est connecté. 

Les utilisateurs connectés au même segment partagé partagent la bande passante de ce segment. Chaque utilisateur supplémentaire connecté au support partagé implique une réduction de la bande passante et une détérioration des performances du réseau. Les LAN virtuels offrent aux utilisateurs une bande passante plus large qu’un réseau partagé. Le VLAN par défaut de chaque port du commutateur est le VLAN de gestion. Par défaut, le VLAN 1 est toujours le VLAN de gestion et ne peut pas être supprimé. Au moins un des ports doit être dans le VLAN 1 pour être en mesure de gérer le commutateur à distance. Tous les autres ports du commutateur peuvent être réaffectés à d’autres VLAN. 

Les VLAN dynamiques sont créés par l’intermédiaire du logiciel d’administration réseau. CiscoWorks 2000 ou CiscoWorks for Switched Internetworks est utilisé pour créer des VLAN dynamiques. Les VLAN dynamiques permettent une appartenance axée sur l’adresse MAC de l’unité connectée au port du commutateur. Quand un appareil arrive sur un réseau, le commutateur auquel il est connecté questionne une base de données sur le serveur de configuration de VLAN pour déterminer son appartenance à un VLAN.

3. Avantages des LAN virtuels (VLAN)
Le principal avantage des VLAN est qu’ils permettent à l’administrateur réseau d’organiser le LAN de manière logique et non physique. Cela signifie qu’un administrateur peut effectuer toutes les opérations suivantes: 
  • Déplacer facilement des stations de travail sur le LAN 
  • Ajouter facilement des stations de travail au LAN 
  • Modifier facilement la configuration LAN 
  • Contrôler facilement le trafic réseau 
  • Améliorer la sécurité 
4. Types de VLAN 

Il existe trois types d’appartenance à un VLAN permettant de déterminer et de contrôler le mode d’affectation d’une trame : 
  • VLAN axés sur le port 
  • VLAN axés sur l’adresse MAC 
  • VLAN axés sur le protocole 

L’en-tête d’une trame est encapsulé ou modifié pour inclure un ID de VLAN avant que la trame ne soit envoyée sur la liaison entre les commutateurs. Avant le transfert de la trame vers l’unité de destination, le format d’origine de son en-tête est rétabli. 

Le nombre de VLAN dans un commutateur varie en fonction des facteurs suivants: 
  • Modèles de trafic 
  • Types d’application 
  • Besoins d’administration réseau 
  • Standardisation de groupes
Le système d’adressage IP est également un facteur important à prendre en compte lors de la définition de la taille du commutateur et du nombre de VLAN. 



Par exemple, un réseau utilisant un masque sur 24 bits pour définir un sous-réseau dispose d’un total de 254 adresses hôte autorisées sur un seul sous-réseau. Étant donné qu’une correspondance bi-univoque entre les VLAN et les sous-réseaux IP est fortement recommandée, il ne peut y avoir plus de 254 hôtes dans un des VLAN. Il est également recommandé de ne pas étendre les VLAN au-delà du domaine de couche 2 du commutateur de distribution. Il existe deux méthodes principales d’étiquetage de trames: ISL (Inter-Switch Link) et 802.1Q. L’étiquetage de trames ISL, un protocole propriétaire Cisco, était autrefois très courant. Il est aujourd'hui remplacé progressivement par le standard 802.1Q d’étiquetage de trames.

Qu’est-ce que la technique VLSM et à quoi sert-elle?

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La technique VLSM est une simple extension du découpage en sous-réseaux de base, où une même adresse de classe A, B ou C est découpée en sous-réseaux à l'aide de masques de longueurs différentes. La VLSM permet d'optimiser l'attribution des adresses IP et offre davantage de souplesse dans l'affectation du nombre adéquat d'hôtes et de sous-réseaux, à partir d'un nombre limité d'adresses IP 

Au fur et à mesure de l’expansion des sous-réseaux IP, les administrateurs ont cherché des solutions pour utiliser l’espace d’adressage plus efficacement. Une des techniques existantes s’appelle VLSM (Variable-Length Subnet Masks). Avec VLSM, un administrateur réseau peut utiliser un masque long sur les réseaux qui ne comportent pas beaucoup d’hôtes et un masque court sur les sous-réseaux qui comportent beaucoup d’hôtes. 

Pour pouvoir utiliser VLSM, un administrateur réseau doit utiliser un protocole de routage compatible avec cette technique. Les routeurs Cisco sont compatibles avec VLSM grâce aux solutions OSPF (Open Shortest Path First), Integrated IS-IS (Integrated Intermediate System to Intermediate System), EIGRP (Enhanced Interior Gateway Routing Protocol), RIP v2 et au routage statique. 

La technique VLSM permet à une entreprise d’utiliser plusieurs sous-masques dans le même espace d'adressage réseau. La mise en œuvre de VLSM est souvent appelée « subdivision d’un sous-réseau en sous-réseaux » et peut être utilisée pour améliorer l’efficacité de l’adressage. 

Avec les protocoles de routage par classes (classful), un réseau doit utiliser le même masque de sous-réseau. Par conséquent, le réseau 192.168.187.0 doit utiliser un seul masque de sous-réseau tel que 255.255.255.0. 

VLSM est simplement une fonction qui permet à un système autonome unique d’inclure des réseaux avec différents masques de sous-réseau. Si un protocole de routage autorise VLSM, utilisez un masque de sous-réseau de 30 bits sur les connexions réseau, 255.255.255.252, un masque de sous-réseau de 24 bits sur les réseaux utilisateurs, 255.255.255.0, voire même un masque de sous-réseau de 22 bits, 255.255.252.0, sur les réseaux pouvant accueillir jusqu’à 1000 utilisateurs.

Pourquoi la technique VLSM est importante ? 
Auparavant, il était recommandé de ne pas utiliser le premier et le dernier sous-réseau. L’utilisation du premier sous-réseau (appelé sous-réseau zéro) pour l’adressage d’hôtes était déconseillée en raison de la confusion possible lorsqu’un réseau et un sous-réseau ont la même adresse. Pour la même raison, l’utilisation du dernier sous-réseau (appelé sous-réseau tout à 1) était également déconseillée. On pouvait utiliser ces sous-réseaux, mais ce n’était pas une pratique recommandée. Avec l’évolution des technologies de réseau et la pénurie anticipée d’adresses IP, il est devenu acceptable d’utiliser le premier et le dernier sous-réseau dans un réseau subdivisé en sous réseaux, en association avec la technique VLSM. 

Exemple :



L’équipe d’administration de ce réseau a décidé d’emprunter trois bits de la portion hôte de l’adresse de classe C sélectionnée pour ce système d’adressage. 


Si l’équipe d’administration décide d’utiliser le sous-réseau zéro, elle peut alors utiliser huit sous-réseaux supplémentaires. Chacun de ces sous-réseaux peut accueillir 30 hôtes. Si l’équipe d’administration décide d’utiliser la commande no ip subnet-zero, elle pourra utiliser sept sous-réseaux de 30 hôtes chacun. Notez qu’à partir de la version 12.0 de Cisco IOS, les routeurs Cisco utilisent le sous-réseau zéro par défaut. Ainsi, les bureaux distants de Tanger, Rabat, Casablanca et Marrakech peuvent accueillir jusqu’à 30 hôtes chacun. L’équipe réalise qu’elle doit définir l’adressage des trois liaisons WAN point à point entre Tanger, Rabat, Casablanca et Marrakech. Si elle utilise les trois sous-réseaux restants pour les liaisons WAN, c’est-à-dire les dernières adresses disponibles, il n’y aura plus d’espace disponible pour une future extension. L’équipe aura également gaspillé 28 adresses hôte sur chaque sous-réseau uniquement pour l’adressage de trois réseaux point à point. Avec ce système d’adressage, un tiers de l’espace d’adressage potentiel a été gaspillé. 

Un tel système d’adressage convient pour un petit LAN. Néanmoins, il entraîne un gaspillage énorme lorsqu’il est utilisé avec des connexions point à point. 

Calcul des sous-réseaux avec VLSM.
La technique VLSM permet de gérer les adresses IP. VLSM permet de définir un masque de sous-réseaux répondant aux besoins de la liaison ou du segment. Un masque de sous-réseau devrait en effet répondre aux besoins d’un LAN avec un masque de sous-réseau et à ceux d’une liaison WAN point à point avec un autre. 

Observez l’exemple de la figure qui illustre le mode de calcul des sous-réseaux avec VLSM. 

L’exemple contient une adresse de classe B, 172.16.0.0, et deux LAN nécessitant au moins 250 hôtes chacun. Si les routeurs utilisent un protocole de routage par classes, la liaison WAN doit être un sous-réseau du même réseau de classe B, à condition que l’administrateur n’utilise pas le type de connexion IP non numéroté. Les protocoles de routage par classes tels que RIP v1, IGRP et EGP ne sont pas compatibles avec VLSM. Sans VLSM, la liaison WAN devrait utiliser le même masque de sous-réseau que les segments LAN. Un masque de 24 bits (255.255.255.0) peut accueillir au moins 250 hôtes. / Un masque de 24 bits (255.255.255.0) peut accueillir 254 hôtes. 

La liaison WAN n’utilise que deux adresses, une pour chaque routeur. 252 adresses seraient donc gaspillées. 
Si la technique VLSM était utilisée dans cet exemple, il serait toujours possible d’utiliser un masque de 24 bits sur les segments LAN pour les 250 hôtes. Un masque de 30 bits pourrait alors être utilisé pour la liaison WAN qui ne requiert que deux adresses hôte.



Dans la figure, les adresses de sous-réseau utilisées sont celles générées après la subdivision du sous-réseau 172.16.32.0/20 en plusieurs sous-réseaux /26. La figure indique où les adresses de sous-réseau peuvent être appliquées en fonction du nombre d’hôtes requis. Par exemple, les liaisons WAN utilisent les adresses de sous-réseau qui ont le préfixe /30. Ce préfixe n’autorise que deux hôtes, juste assez pour une connexion point à point entre deux routeurs. 

Pour calculer les adresses de sous-réseau utilisées sur les liaisons WAN, vous devez subdiviser un des réseaux /26 inutilisé. Dans cet exemple, 172.16.33.0/26 est subdivisé avec le préfixe /30. Quatre bits de sous-réseau supplémentaires sont ainsi générés ce qui crée 16 (24) sous-réseaux pour les WAN.

Le protocole Spanning Tree

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       Le protocole Spanning Tree (STP) est un protocole de couche 2 (liaison de données) conçu pour les switches et les bridges. La spécification de STP est définie dans le document IEEE 802.1d. Sa principale fonction est de s'assurer qu'il n'y a pas de boucles dans un contexte de liaisons redondantes entre des matériels de couche 2. STP détecte et désactive des boucles de réseau et fourrnit un mécanisme de liens de backup. Il permet de faire en sorte que des matériels compatibles avec le standard ne fournissent qu'un seul chemin entre deux stations d'extrémité.

      Spanning-Tree répond à la problématique de trames dupliquées dans un environnement de liaisons redondantes (section 1). Le fonctionnement est basé sur la sélection d'un bridge Root et de calculs des chemins les plus courts vers ce bridge (section 2). Les ports des bridges rencontrent cinq états dont le "Blocking" qui ne transfère pas de trames de donnée et le "Forwarding" qui transfère les trames de donnée (section 3). Quelques commandes essentielles sont à retenir, mais elles peuvent être légèrement différentes sur les OS (section4). 

1. Problématique
Dans un contexte de liaisons redondantes sans STP deux problèmes peuvent survenir :
1. Des tempêtes de broadcast : lorsque des trames de broadcast sont envoyées (FF-FF-FF-FF-FF-FF en destination), les switchs les renvoient par tous les ports. Les trames circulent en boucles et sont multipliées. Les trames n'ayant pas de durée de vie (TTL comme les paquets IP), elles peuvent tourner indéfiniment. 


2. Une instabilité des tables MAC : quand une trame, même unicast, parvient aux switches connectés en redondance, le port du switch associé à l'origine risque d'être erroné. Une boucle est susceptible d'être créée. 


Dans cet exemple, le PC1 envoie une trame au PC2. Les deux commutateurs recoivent la trame sur leur port 0/2 et associent ce port à l'adresse mac de PC1. Si l'adrese de PC2 est inconnue, les deux commutateurs transfèrent la trame à travers leur port 0/1. Les commutateurs recoivent respectivement ces trames inversément et associent l'adresse MAC de PC1 au port 0/1. Ce processus peut se répéter indéfiniment.

2. Fonctionnement de STP
Bien qu'une topologie physique puisse fournir de multiple chemins dans un contexte de redondance et ainsi améliorer la fiabilité d'un réseau, STP crée un chemin sans boucle basé sur le chemin le plus court. Ce chemin est établi en fonction de la somme des coûts de liens entre les switchs, ce coût étant basé sur la vitesse d'un port. Aussi, un chemin sans boucle suppose que certains ports soient bloqués et pas d'autres. STP échange régulièrement des informations (appelées des BPDU - Bridge Protocol Data Unit) afin qu'une éventuelle modification de topologie puisse être adaptée sans boucle.

1. Sélection d'un switch Root
Le switch Root sera le point central de l'arbre STP. Le switch qui aura l'ID la plus faible sera celui qui sera élu Root. L'ID du switch comporte deux parties, d'une part, la priorité (2 octets) et, d'autre part, l'adresse MAC (6 octets). La priorité 802.1d est d'une valeur de 32768 par défaut (ce sont des multiples de 4096 sur 16 bits). par exemple, un switch avec une priorité par défaut de32768 (8000 Hex) et une adresse MAC 00 :A0 :C5:12:34:56, prendra l'ID 8000:00A0 :C512:3456. On peut changer la priorité d'un switch avec la commande :

(config)#spanning-tree [vlan vlan-id] priority priority


Sur un switch Root, tous les ports sont des ports désignés, autrement dit, ils sont en état « forwarding », il envoient et reçoivent le trafic.

2. Sélection d'un port Root pour les switch non-root.
Chaque switch non-root va sélectionner un port Root qui aura le chemin le plus court vers le switch Root. 

Normalement, un port Root est en état « forwarding ».
Vitesse du lien
Coût
Plage de coût recommandée
4Mbps
250
100 to 1000
10Mbps
100
50 to 600
16Mbps
62
40 to 400
100Mbps
19
10 to 60
1Gbps
4
3 to 10
10Gbps
2
1 to 5

S'il s'agit d'un port d'accès, la commande de configuration est :
(config-if)#spanning-tree cost cost

S'il s'agit d'un port de tronc, la commande de configuration est :
(config-if)#spanning-tree vlan vlan-id cost cost

A noter aussi qu'en cas de coût égaux, c'est la priorité la plus faible (d'une valeur de 0 à 255) qui emporte le choix (elle est de 128 par défaut) en déterminant l'ID du port composé de 2 octets (priorité + numéro STP du port) :
Sur des ports d'accès :
(config-if)#spanning-tree port-priority priority

Sur des ports de tronc :
(config-if)#spanning-tree vlan vlan-id port-priority priority

3. Sélection d'un port désigné pour chaque segment
Pour chaque segment d'un Lan (domaine de collision), il y a un port désigné. Le port désigné est celui qui a le chemin le plus court vers le bridge Root. Les ports désignés sont normalement en étant « forwarding », autrement dit, envoient et reçoivent du trafic de données. Si plus d'un port sur un même segment a le même coût vers le switch Root, le port du switch qui l'ID la plus faible est choisi. Tous les autres sont des ports non-désignés en état « blocking ».

En bref,
1 switch Root par réseau dont tous les ports sont désignés
1 port Root par switch non-root
1 port désigné par domaine de collision
tous les autres ports sont non-désignés

Aussi, on peut résumer les liaisons :
Port
<->
Port
Etats
<->
Etats
Switch
<->
Switch
Root
<->
Désigné
Forwarding
<->
Forwarding
Non-root
<->
Root
Désigné
<->
Root
Forwarding
<->
Forwarding
Non-root
<->
Non-root
Désigné
<->
Non-désigné
Forwarding
<->
Blocking
Non-root
<->
Non-root


3. Différents états STP
Cinq états de ports peuvent rencontrés sur un port STP. Chaque état comporte un délai. En voici les propriétés. 


L'age maximal de 20 secondes par défaut est le temps maximal avec que STP effectue de nouveaux calculs quand une interface ne reçoit plus de BPDUs. Le temps de forwarding de 15 secondes par défaut est le temps de passage d'un état "listening" à "learning" et de "learning" à "forwarding". Aussi, la fréquence d'envoi de BPDUs Hello est de 2 secondes par défaut.

Etat « Blocking »
  •  Rejette toutes les trames de données venant du segment attaché 
  •  Rejette toutes les trames de données venant d'un autre port de transfert 
  •  N'intègre aucune emplacement de station dans sa MAC table (il n'y pas d'apprentissage) 
  •  Reçoit les BPDUs et les transmet à son système 
  •  N'envoie pas de BPDUs reçus de son système 
  •  Répond à SNMP


Etat « Listening »
  •  Rejette toutes les trames de données venant du segment attaché 
  •  Rejette toutes les trames de données venant d'un autre port de transfert 
  •  N'intègre aucune emplacement de station dans sa MAC table (il n'y pas d'apprentissage) 
  •  Reçoit les BPDUs et les transmet à son système 
  •  Envoie les BPDUs reçus de son système 
  •  Répond à SNMP


Etat « Learning »
  •  Rejette toutes les trames de données venant du segment attaché 
  •  Rejette toutes les trames de données venant d'un autre port de transfert 
  •  Intègre les emplacements de station dans sa MAC table (apprentissage) 
  •  Reçoit les BPDUs et les transmet à son système 
  •  Envoie les BPDUs reçus de son système 
  •  Répond à SNMP


Etat « Forwarding »
  •  Commute toutes les trames de données venant du segment attaché 
  •  Commute toutes les trames de données venant d'un autre port de transfert 
  •  Intègre les emplacements de station dans sa MAC table (apprentissage) 
  •  Reçoit les BPDUs et les transmet à son système 
  •  Envoie les BPDUs reçus de son système 
  •  Répond à SNMP

Etat « Disabled »
  •  Cet état est similaire à l'état « blocking » sauf que le port est considéré physiquement non opérationnel (shut down ou problème physique). 



4. Quelques commandes

Pour le diagnostic :
#show spanning-tree [?]

Désactivation de STP :
(config)#no spanning-tree vlan vlan-id

Ports Portfast :
La configuration d'une interface en "Portfast" (passage directe de l'état "blocking" à l'état "forwarding" uniquement pour les segments qui ne connectent pas de switches) :
(config-if)#spanning-tree portfast

Priorité du switch :
(config)#spanning-tree [vlan vlan-id] priority priority

Coût et priorité d'un port :
(config-if)#spanning-tree [vlan vlan-id] cost cost
(config-if)#spanning-tree [vlan vlan-id] port-priority priority

Paramètres de timing :
(config)#spanning-tree [vlan vlan-id] max-age seconds
6 à 200 secondes
(config)#spanning-tree [vlan vlan-id] forward-time seconds
4 à 200 secondes
(config)#spanning-tree [vlan vlan-id] hello-time seconds
1 à 10 secondes



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